RAG : brancher l'IA sur les
documents de votre entreprise
Demandez à ChatGPT le délai de carence prévu par votre accord d'entreprise : il ne le sait pas — et il risque d'inventer une réponse plausible. Vos procédures, vos contrats, vos historiques clients n'existent pas dans le modèle. Le RAG est la réponse standard à ce problème, et c'est probablement le premier projet IA sérieux que votre entreprise mènera. Autant le comprendre avant qu'il n'arrive en comité.
Trois lettres, un principe simple
RAG : Retrieval-Augmented Generation, génération augmentée par la recherche. Au lieu de laisser le modèle répondre de mémoire, le système cherche d'abord les passages pertinents dans vos documents, puis les fournit au modèle avec votre question, et le modèle rédige sa réponse à partir de ces extraits — sources citées à l'appui.
Pourquoi c'est la bonne première marche
- Pas de réentraînement : on ne modifie pas le modèle, on l'alimente. Moins coûteux et plus rapide qu'un fine-tuning.
- Toujours à jour : une procédure change ? On met à jour le document, pas le modèle.
- Traçable : la réponse cite ses sources — l'utilisateur peut vérifier. Pour un usage en entreprise, c'est décisif.
- Cloisonnable : on choisit ce qui entre dans la base — et on peut respecter les droits d'accès existants.
Ce qu'un cadre doit surveiller
Le talon d'Achille du RAG n'est pas l'IA — c'est la qualité de votre documentation. Un RAG branché sur des documents obsolètes, contradictoires ou mal rangés produira des réponses obsolètes, contradictoires et bien formulées. La règle d'or : la valeur d'un RAG, c'est 20 % de modèle et 80 % de gouvernance documentaire. Bonne nouvelle : la gouvernance, c'est votre métier.
Pour aller plus loin
RAG ou fine-tuning : comment choisir ?
Les 3 questions de cadrage avant de lancer le projet
Le signal d'alarme à connaître
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